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La façade maritime de la région fait partie de la sous région marine Manche mer du Nord. Des pressions significatives liées à la pêche professionnelle y sont identifiées 1 :
- Extraction d’espèces ciblées ou non : La Manche Est est la troisième zone de pêche la plus fréquentée par les navires français. Les navires anglais, belges et hollandais, ciblant essentiellement la sole au chalut à perche (engin à fort impact sur les fonds marins), sont également nombreux.
Cette pression s’exerce sur l’ensemble des espèces présentes, capturées ou non : la capture et le rejet d’espèces telles que les oursins, étoiles de mers, algues ou certains poissons et coquillages non consommés par l’homme, peuvent devenir significatifs et avoir un impact plus ou moins local sur la flore et la faune maritimes.
- L’abrasion et le remaniement des fonds sédimentaires par les navires de pêche aux arts traînants destinés à capturer les espèces commerciales vivant à proximité du fond : les chaluts à perche et les dragues sont parmi les engins impactant fortement les fonds marins.
- Production de déchets : la forte activité de pêche en Manche mer du Nord et l’utilisation de filets maillants et des trémails augmentent les risques de perte d’engins qui continuent de capturer poissons et crustacés, captures dénommées « pêche fantôme ».
Les déchets en mer sont en quantité significativement supérieure au reste de la zone OSPAR 2 et provoquent emmêlement et ingestion pour les mammifères marins et les oiseaux.

La pêche et l’aquaculture émettent de façon significative des déchets. Les résultats du programme pilote de surveillance OSPAR ont montré que les déchets indicateurs pour ces deux activités sont supérieurs au reste de la zone OSPAR et sont en augmentation de façon significative entre 2001 et 2006.

Notes et références

1DCSMM, évaluation initiale des eaux marines, 2012

2Convention pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-Est ou Convention OSPAR (pour « Oslo-Paris »)

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