Message
Cet ensemble d’effets perturbent les cycles biologiques des espèces dont certaines disparaissent.
La fragmentation des milieux est importante dans la région et entraîne une érosion du potentiel écologique des zones touchées.
La figure ci-contre, relative au lièvre commun, illustre bien le lien entre fragmentation des habitats et diminution des espèces.
Les mammifères ne sont pas les seules espèces touchées. Les insectes, les batraciens et les reptiles sont également sensibles au phénomène.
Les surfaces bâties, les infrastructures de transports, les grandes cultures et la pollution lumineuse sont autant d’éléments fragmentant.
Les prairies herbagères diminuent, malgré leur rôle privilégié pour de nombreuses espèces.
Depuis 1990, l’expansion des zones urbanisées s’est réalisée quasi-entièrement au détriment de surfaces agricoles et en particulier des prairies. Les conditions économiques moins avantageuses de l’élevage par rapport aux grandes cultures ainsi que leurs localisations généralement à proximité des bourgs en extension expliquent que les prairies soient les premières victimes de l’urbanisation.
Or, certaines sont des réservoirs de biodiversité. De plus, lorsqu’elles sont situées aux abords des cours d’eau, les prairies limitent le ruissellement (absorption et ralentissement de l’eau) et retiennent une partie de la pollution (voir page suivante).