Message
Le processus d’urbanisation peut prendre plusieurs formes qu’il faut distinguer pour qualifier les pressions exercées sur le territoire :
- La densification du tissu urbain existant ;
- L’urbanisation en continuité du tissu urbain existant, ou étalement, qui peut être linéaire en suivant la voirie existante ;
- La périurbanisation, souvent peu dense et très consommatrice d’espaces.
La densification à l’intérieur du tissu urbain existant a pour effet d’optimiser la consommation d’espace, les nouveaux logements et activités bénéficient de réseaux en place (eau, énergie, télécommunications, transports).
Par ailleurs, la mixité des fonctions d’une aire urbaine permet également de limiter les déplacements entre les lieux d’habitations, de travail et de consommation de biens et services, ce qui réduit les pressions exercées par habitant. Néanmoins la concentration urbaine a aussi pour corollaire de concentrer certaines nuisances telles que la pollution de l’air et le bruit.
L’étalement urbain, qui est une urbanisation en continuité du tissu urbain existant, en particulier le long des routes, peut :
- S’accompagner d’une plus forte consommation d’espaces (densité plus faible en logements par hectare) ;
- Nécessiter l’extension de réseaux ;
- Impacter et fragmenter des milieux souvent plus sensibles ou initialement mieux préservés (prairies, cultures…), avec le risque de modifier l’équilibre des paysages à dominantes initialement agricole ou naturelle.
En plus de ces pressions, la périurbanisation et le caractère isolé des habitations ou zones d’activités induisent :
- Des distances de connexion aux réseaux de transport, de distribution d’eau et d’énergie, impliquant des aménagements ;
- Des déplacements plus importants des habitants pour accéder aux commerces et services.