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Le Nord Pas-de-Calais est la deuxième région française la plus artificialisée, avec un taux d’urbanisation près de deux fois plus important qu’en moyenne nationale (17,2 % en région, contre 9,3 % au niveau national). Avec 324 hab/km², c’est aussi la deuxième région en termes de densité de population après l’île de France.

Entre 1998 et 2009, les espaces urbains ont augmenté au rythme de 1 800 ha/an. Les espaces agricoles ont, eux, diminué de 2 500 ha/an tandis que les espaces naturels ont crû de 700 ha/an en particulier les espaces boisés (+ 16 %).

L’extension des espaces artificialisés concerne la quasi-totalité des types de surface. Ainsi, au cours de la dernière décennie, on estime que les surfaces dévolues exclusivement aux activités économiques ont augmenté de + 15 %, celles liées à l’habitat de + 8 %.
L’évolution de la consommation foncière des infrastructures, de l’urbain non bâti et de l’urbain mixte n’est pas mesurée. On estime que leur contribution à l’artificialisation demeure constante dans le temps 1.

Une analyse détaillée montre que la Surface Toujours en Herbe (STH), principalement liée aux élevages en milieux bocagers, a fortement diminué depuis 1990 (moins 23 % entre 1989 et 2010 alors que la SAU a perdu 7 %).
Le foncier d’entreprise et les zones d’activités augmentent d’environ 300 ha/an sur la période 2000-2010.

La population régionale n’augmente que légèrement chaque année (+ 0,1 % par an en moyenne de 2006 à 2012, Source : INSEE). Cela n’explique donc pas l’augmentation des surfaces artificialisées par l’habitat (voir illustrations ci-contre). Cette augmentation, essentiellement péri-urbaine, est due notamment :
- À la forte croissance du nombre de ménages induite par des changements de modes de vie (voir explications dans le chapitre « Ménages et société civile » et dans le chapitre « Bâtiments et construction) » ;
- À la croissance du nombre d’emplois de service nécessitant des bureaux ;
- Aux activités économiques commerciales et logistiques très consommatrices d’espaces ;
- Aux prix élevés, à la faible disponibilité du foncier dans les villes et inversement à leur plus grande disponibilité dans les campagnes.

Notes et références

1Source occupation de sols, DREAL 2013

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