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Les pressions foncières, omniprésentes dans le développement touristique, entraînent la consommation d’espaces agricoles et naturels.

À titre d’exemple, la communauté de communes Mer et terres d’Opale a subi entre 1990 et 2000 une diminution des surfaces agricoles deux fois plus rapide que sur l’ensemble de la région.

Cet exemple illustre le fait que le taux d’artificialisation (surface artificialisée / surface totale) des communes littorales est le plus fort de France. Le taux d’artificialisation des communes littorales est ainsi de 30,6 % en Région (47,2 % dans le Nord et 24,1 % dans le Pas-de-Calais), soit deux fois plus que la moyenne régionale. Par comparaison, 24,8 % des espaces des communes littorales de Haute-Normandie sont artificialisés, 22,6 % en PACA (Source : CGDD/SOES 2006).

La contribution de l’activité touristique à cette artificialisation est conséquente : si les campings prennent une part modérée (135 hectares en 1998 et 142 hectares en 2009, soit une augmentation modérée de 5,2 % en 11 ans), l’implantation de résidences secondaires se traduit quant à elle par un taux de résidences secondaires dépassant fréquemment 20 % des habitations 1. Ce phénomène touche principalement le littoral au sud de Boulogne-sur-Mer et en particulier entre Le Touquet-Paris-Plage et Berck.

Certains espaces de la côte restent néanmoins faiblement artificialisés grâce, notamment, aux mesures de protections mises en place, comme par exemple autour des caps Blanc-Nez et Gris-Nez. À noter que l’artificialisation du littoral régional s’étend désormais vers l’arrière-pays.

Notes et références

1Source : FILOCOM 2010

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