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Infrastructures routières :

La traversée de champs captants (territoires où les pluies alimentent les captages utilisés pour l’alimentation en eau potable) par les infrastructures exerce potentiellement des pressions : risque de pollutions (accidentelles ou chroniques) par ruissellement et infiltration de polluants et imperméabilisation de surfaces où s’infiltraient les eaux de pluie avant de rejoindre la nappe.

Les systèmes d’assainissement dont sont dotées les infrastructures récentes permettent de mieux protéger les milieux naturels, en régulant les écoulements et en traitant les eaux récoltées. Cependant, les voiries dépourvues de système d’assainissement (bassins de rétention par exemple) rejettent directement dans le milieu naturel. Ces impacts sont, à ce jour, difficilement quantifiables.

Par ailleurs, la création d’infrastructures modifie plus ou moins localement l’écoulement des eaux de surface et peut fragmenter les cours d’eau. Certains ouvrages entravent la circulation des espèces aquatiques et le transport naturel d’éléments solides (graviers, sable…), ce qui modifie les habitats de la flore et la faune.

Le transport ferroviaire occasionne les mêmes pressions que le transport routier.

Il convient également de noter le risque de pollution des eaux lié à l’usage des herbicides pour l’entretien des voies ferrées et des routes (voir pressions sur les sols page suivante).

Infrastructures fluviales et portuaires :

Afin de garantir la navigation des 681 km de voies d’eau dont 236 km de voies à grand gabarit en région Nord-Pas de Calais, plusieurs rivières et fleuves ont été profondément modifiés au point de perdre parfois leur bon état écologique.

Les prélèvements en eaux superficielles à destination de l’alimentation des canaux représentent environ chaque année 150 millions de m3 (Source : AEAP).

Pour permettre la navigation, les dragages des sédiments sont nécessaires, les pressions induites sont traitées dans le chapitre « déchets ».

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