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<picto0|type=sol>Une pression importante sur les sols :
Les commerces et services diffus sont intimement liés à l’habitat et ne peuvent être distingués au sein des zones urbaines. Des données spécifiques sont néanmoins disponibles pour les zones d’activités 1 :
- L’activité pure occupe 9 % des sols artificialisés en 2009, c’est le type d’occupation qui a augmenté le plus vite depuis 1998 avec 15 % d’augmentation.
- Entre 2005 et 2009, les espaces monofonctionnels à vocation économique (« zones d’activités ») du Nord Pas-de-Calais ont contribué à hauteur de 30 % à l’étalement urbain, alors qu’ils ne représentent que 16,5 % du foncier urbain. Ils ont augmenté de 5,5 % (contre 3 % pour l’ensemble des espaces artificialisés).
- Les zones commerciales ont consommé entre 1998 et 2009, 56 ha/an, elles pèsent pour 3 % de la croissance des espaces artificialisés, alors qu’elles représentent moins de 1 % du foncier artificialisé.
Les zones commerciales comme les zones d’activités économiques s’implantent préférentiellement autour des grands axes autoroutiers et en entrée d’agglomération, bien souvent sur des terres agricoles.
<picto0|type=paysage>Des paysages banalisés :
Les nouvelles portes des villes s’accompagnent désormais très souvent de zones commerciales construites dans les champs, dans des espaces que l’on qualifie « d’entrées de ville », souvent accompagnés de panneaux publicitaires. Ces zones commerciales sont des facteurs de banalisation des paysages urbains.
Compte tenu du mouvement constaté de retour des commerces vers les centres, et du développement de nouvelles pratiques (drive, e-commerce…), la requalification des anciennes zones commerciales dans les périphéries (devenues des friches en situation extrême) deviendra à l’avenir un enjeu paysager.
1. Source SIGALE Occupation du sol en Nord Pas-de-Calais, DREAL