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Des émissions de GES supérieures à la moyenne nationale, liées principalement à l’élevage : 4,75 teqCO2/ha de SAU sont émises en 2010, contre 3,6 au niveau national (SOeS 2013).
Ces émissions, en baisse depuis 1990, sont au global de l’ordre de 3,22 MteqCO2 en 2008 (SRCAE). Elles ne représentent que 7 % des émissions régionales, contre 20 % au niveau national, en raison de la contribution importante des autres secteurs en région. Ces émissions sont principalement dues aux effluents d’élevage, au méthane lié à la fermentation entérique des bovins, et aux épandages d’engrais azotés.
Les prairies et les forêts (sols et végétaux) représentent un puits de carbone lors des 20 premières années de leur constitution : 316 000 teqCO2/an sont ainsi absorbées chaque année, soit 10 % des émissions agricoles.
L’agriculture a émis, en 2008, 4,2 kt de particules fines (PM10) dans l’air, soit 15,5 % des émissions régionales.
Les cultures (y compris les épandages d’effluents organiques) comptabilisent 70 % des émissions agricoles.
Le secteur émet par ailleurs l’essentiel des émissions d’ammoniac (épandage d’engrais et stockage d’effluents), principal élément précurseur pour la formation des particules fines dans l’atmosphère.
On estime au niveau national que l’agriculture émet 97% des émissions de NH3 1.
L’agriculture représente également 5 % des émissions de NOx (oxyde d’azote) en 2008 avec 5,2 kT (échappements des moteurs pour 54 % et cultures avec engrais pour 41 %) 2.
Enfin, les pressions qu’exercent les épandages de pesticides dans l’air demeurent à ce jour mal connues. Elles dépendent de nombreux facteurs liés aux pratiques d’épandages et aux conditions environnementales.