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Les STH ont diminué de 23% tandis que la SAU diminuait de 7% entre 1989 et 2010. Les STH sont souvent imbriquées « dans les dents creuses » des espaces urbanisés. De ce fait, elles sont très convoitées pour étendre l’urbanisation.

Les services écologiques rendus par les prairies s’en trouvent diminués : stockage de carbone, limitation des écoulements et épuration des eaux, lutte contre l’érosion, biodiversité, qualité des paysages. Toutefois, sur les cinq dernières années, la part de la STH dans la SAU est demeurée stable (19 % en 2012).

L’agriculture travaille les sols pour les rendre plus favorables à la culture. Les pratiques développées font ainsi évoluer leurs caractéristiques.

Concernant les faibles stocks de matière organique et l’érosion, les modes de production agricoles ont un impact notable.

En effet, les teneurs en matière organique ont eu tendance à baisser depuis la mécanisation des années 1950, les résidus de culture étant souvent exportés.

Cette tendance s’est atténuée ces dernières années avec des restitutions de matières organiques plus fréquentes : fumiers, broyages de pailles, débris végétaux et CIPAN 1 permettent de reconstituer les stocks.

La poursuite de cette tendance reste à conforter. Au demeurant, il convient de constater que les zones de bocage et d’élevage sont globalement moins touchées du fait surtout de la présence d’herbages, ainsi que de l’épandage de fumiers.

Par ailleurs, les phénomènes d’érosion génèrent des pertes irréversibles de terres arables, fertiles, vivantes et riches en matière organique. Ils sont de plus, susceptibles de créer inondations, coulées de boues et pollutions des cours d’eau.

Notes et références

1Culture de couverture implantée pour piéger les nitrates

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