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De nombreuses études ont tenté d’estimer la valeur des services écosystémiques. Ces approches ont pour avantage de faire prendre conscience de la valeur de ces services dans le système économique.
- Services « d’approvisionnement » directs, issus du prélèvement d’une matière première : alimentation (céréales, oeufs, poissons…), construction - ameublement (bois…), énergie (pétrole, charbon…), habillement (coton, laine…), médicaments… Environ la moitié des médicaments de synthèse ont une origine naturelle.
- Services « de régulation » : traitement de l’eau et des déchets par divers organismes, production d’oxygène par les végétaux et interactions avec les gaz à effet de serre, rôle d’« éponge naturelle » des zones humides permettant de limiter le risque d’inondations, réduction de l’érosion des sols et infiltration des pluies, stockage du carbone, minéralisation de la matière organique…
- Services « à caractère social » : les milieux naturels sont utilisés pour des activités récréatives.
- Services économiques, notamment pour l’agriculture : pollinisation des plantes à fleurs et lutte contre les parasites (coccinelles…).
- Services de type « assurance » : la diversité des espèces permet une adaptation plus facile aux bouleversements, tels que le changement climatique, les incendies ou les maladies affectant les cultures ou des élevages.
- Services de type « patrimonial » : les espèces sont uniques, irremplaçables et interdépendantes. Dans certaines régions polluées du monde, la nécessité de polliniser artificiellement les vergers et certaines cultures du fait de la destruction des insectes pollinisateurs est un exemple des désordres observés une fois les espèces disparues.