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Il existe de multiples sources de pollution de l’air intérieur : certaines résultent d’une activité ponctuelle (cuisine, bricolage, produits d’entretien, tabagisme), d’autres sont des sources d’émissions continues (air extérieur, matériaux de construction et ameublement), auxquelles s’ajoutent les biocontaminants (poussières de maison, allergènes des acariens…).

Contrairement à la qualité de l’air extérieur, il n’existe aujourd’hui pas de seuil réglementaire concernant la qualité de l’air intérieur. Un décret de 2011 va imposer de manière progressive la surveillance de certains établissements recevant du public à partir de 2015 (crèches, écoles maternelles…).

De plus, un observatoire national de la qualité de l’air intérieur a été créé en 2001 au niveau national afin d’améliorer la connaissance des polluants présents dans différents environnements intérieurs.

Une campagne pilote a été menée par l’État entre 2009 et 2010 dans 14 établissements scolaires de la région Nord Pas-de-Calais sur le taux ambiant en formaldéhyde, en benzène et sur le niveau de confinement des pièces. Les résultats ont révélé des teneurs élevées en composés organiques volatils dans certaines classes. Par des modifications de pratiques (usages de produits, aération…), ces taux ont été baissés.

La connaissance de la qualité de l’air intérieur dans la région devrait s’améliorer dans les années à venir, permettant ainsi de mieux définir l’état de ce milieu.

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