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La concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère qui a continuellement augmenté ces soixante dernières années a dépassé en 2013 le seuil des 400 ppm (partie par million).
Depuis 800 000 ans et jusqu’à la révolution industrielle (1850), le taux de CO2 dans l’atmosphère n’avait jamais dépassé 300 ppm (selon les observations du taux de CO2 des bulles d’air piégées dans les carottages de glace effectués en Antarctique).
Le phénomène d’effet de serre, provoqué par certains gaz tels que le CO2 ou le CH4 (voir page pédagogique), implique un réchauffement climatique mondial qui ne dépend pas des concentrations locales des gaz à effet de serre (GES) ni des lieux d’émissions.
Environ la moitié des GES émis annuellement sur la planète sont absorbés par les océans et la biosphère terrestre (capacité naturelle d’absorption des « puits de carbone » que représentent les écosystèmes marin et terrestre) tandis que l’autre moitié, en excès, s’accumule dans l’atmosphère, accentuant progressivement leur concentration, et influençant l’évolution du climat. Ce processus a une inertie importante, puisque les GES émis aujourd’hui n’auront d’effets concrets que d’ici 20 à 30 ans, avec des effets de seuils possibles.