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En voici quelques illustrations au fil des milieux et ressources de notre environnement :
- Le coût de l’énergie : l’augmentation de la facture énergétique 1 concerne tant les usages résidentiels que ceux liés aux transports et pèse fortement sur le budget des ménages.

- La facture énergétique régionale atteint 8,64 milliards d’euros en 2011, soit près de 10 % du PIB régional. Malgré une stagnation des consommations d’énergie, la facture énergétique s’est accrue en raison de l’élévation des prix des énergies.

Ainsi, sur la base des données corrigées du climat, la facture énergétique liée au résidentiel a augmenté en moyenne de 6 % par an sur la période 1990-2011 pour atteindre un budget moyen de plus de 1 800 € par ménage hors abonnement. À mettre en relation avec le caractère énergivore du parc de logement en région : 68 % des constructions ont une classe énergie DPE de E au mieux.

Dans les transports, l’augmentation de la facture énergétique est beaucoup plus forte. Elle atteint 14,8 % entre 2010 et 2011 alors que la consommation stagne. Cette situation impacte tous les acteurs de la région 2. Dans le même temps, les navettes quotidiennes inter-zones d’emploi ont crû de 25 % depuis 1999.

Inondations

Les risques de dégradation/destruction des bâtiments et de périodes d’inactivité engendrent des coûts associés importants. Par exemple, 23 communes ont été indemnisées entre 2 et 276 millions d’euros pour des sinistres liés aux inondations entre 1995 et 2010. Rappelons que sur le littoral, l’écosystème dunaire est une protection qui peut être pérenne et peu coûteuse pour les submersions marines. Dans les terres, les zones humides jouent un rôle majeur dans le tamponnement des crues. La disparation de ces espaces, doublée d’une accélération des ruissellements en cas d’urbanisation mal conçue, peut aggraver les phénomènes et entraîner une augmentation des coûts (cf. enjeu <pastille_enjeux|texte=Esu3>).

Mouvements de sols

Les risques de dégradation/destruction des bâtiments impliquent des coûts associés conséquents. Par exemple, le retrait-gonflement des argiles dans les Flandres peut déstabiliser le bâti à la suite d’épisodes de sécheresse, ce qui est très coûteux et risque de s’accentuer avec les changements climatiques (cf. description des pressions).

Maîtrise du prix de l’eau

Les économies d’eau sont des économies directes dans le budget des ménages (cf. enjeux <pastille_enjeux|texte=Eso2> et <pastille_enjeux|texte=Esu2>). Les consommations d’eau semblent se stabiliser en région. Par ailleurs, diminuer les pollutions diffuses permettrait de préserver la qualité des eaux et ainsi d’économiser les coûts de traitement (eau potable) voire de disparition (en cas de fermeture des captages, des frais pour un nouvel approvisionnement s’imposent).

Les services rendus par la biodiversité et les écosystèmes sont gratuits

Les maintenir ou les restaurer permet d’économiser leur remplacement par l’action de l’homme (cf. page "La biodiversité rend des services inestimables").

Exemples :
- Les prairies humides assurent naturellement l’épuration et le stockage des eaux à la différence de bassins de rétention aménagés. La valeur du service rendu est de l’ordre de 60 à 300 euros par hectare et habitant pour le tamponnement hydraulique, et de 70 à 130 euros par hectare et habitant pour l’épuration des eaux 3 ;

- Les espaces verts en ville peuvent aider à modérer le climat en ville notamment en limitant les îlots de chaleur urbains, etc..

Notes et références

1La facture énergétique est calculée grâce aux bilans de consommations d’énergie et à l’historique des prix de l’énergie. Le coût des abonnements n’est pas pris en compte et les consommations énergétiques utilisées sont toujours corrigées des évolutions interannuelles du climat (variation des températures notamment), sauf mention contraire (Observatoire Climat NPdC)

2Observatoire Climat NPdC

3CGDD

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