Message
Les prélèvements dans les eaux souterraines diminuent depuis 2003. Néanmoins, la répartition inégale de la zone de productivité de la nappe de la craie implique des transferts d’eau entre territoires pour garantir un accès à l’eau pour tous. Les fermetures de captages complexifient la situation. Il est donc nécessaire de maintenir la vigilance sur la gestion quantitative de la ressource en eau souterraine et assurer
une gouvernance adaptée à cet enjeu interdépartemental.
Si la nappe de la craie présente un bon niveau quantitatif à surveiller, ce n’est pas le cas de la nappe des calcaires Carbonifère de Roubaix-Tourcoing qui a fait l’objet de prélèvements excessifs en région lilloise et en Belgique par le passé, au regard de sa capacité de rechargement (la nappe se recharge grâce à l’eau de pluie qui s’infiltre, en cas de prélèvements plus importants que la recharge, la nappe se vide petit à petit). Depuis 2004, les actions menées ont permis de stabiliser son niveau.
Par ailleurs, le développement de l’artificialisation des sols et de certaines pratiques agricoles a augmenté le ruissellement des eaux pluviales vers les cours d’eau au dépend de l’infiltration et du rechargement des nappes.
Enfin, le changement climatique pourrait se traduire par une augmentation des périodes de sécheresse au cours du siècle (voir description des pressions). Il demeure toutefois difficile de prévoir quelles seront ses conséquences sur le rechargement des aquifères et sur les prélèvements en eau. Cet aspect constitue par ailleurs un enjeu de connaissance.
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Les marges de progrès
1. Limitation des consommations en eau par les usagers
- 1.1 : Encourager toutes les mesures dédiées à la limitation des consommations d’eau en favorisant par exemple la vente d’appareils ménagers sobres, ou en modifiant les comportements (eau de lavage des voitures, jardins, etc.).
- 1.2 : Promouvoir les doubles circuits d’eau notamment dans les habitations individuelles.
2. Efficacité des systèmes de distribution d’eau
Éviter les fuites dans les réseaux apparait une priorité incontournable dans le cadre des responsabilités des gestionnaires de la distribution d’eau potable.
Indicateur : Le rendement des réseaux d’alimentation en eau potable Artois-Picardie au 31/12/2009 est de 77 %, soit de 1 % supérieur au rendement moyen national 1.
3. Maintien de l’alimentation des nappes
- 3.1 - Limitation de l’imperméabilisation.
Indicateur : évolution des surfaces imperméabilisées.
- 3.2 - Amélioration de l’infiltration des eaux dans les terres agricoles.
4. Prise en compte de la ressource en eau dans les documents d’urbanisme et les projets de développement
(disponibilité en eau potable, protection des aires d’alimentation des captages, etc.).
Cet indicateur est très difficile à suivre et ne porte que sur les Plans Locaux d’Urbanisme revus ou adoptés : on en comptait 13 sur 19 en 2011 dans le Nord et 6 sur 31 dans le Pas-de-Calais.
5. Gestion partagée de la ressource en eau
en s’appuyant sur les schémas départementaux d’Alimentation en Eau Potable (AEP), en ajoutant une analyse interdépartementale et de bassin, ainsi qu’un volet prospectif.
1. Tableau de bord SDAGE AEAP