Introduction
Le Pays d’Aire possède de très nombreux voisinages ; si
nombreux et parfois prestigieux, qu’il semble y perdre son
identité. Sur les hauteurs, en limite Sud-Ouest, les paysages
du Ternois succèdent aux Hauts plateaux artésiens. Il
n’existe pas ici de véritable frontière paysagère, mais un
basculement qui ouvre les horizons sur les plaines du Nord.
Dans l’axe de l’Artois, les voisins sont aussi terres d’interface.
Au Sud-Est, les Belvédères artésiens assurent avec plus
de brutalité le passage du haut au bas.
Puis, viennent les
paysages miniers, qui s’éteignent progressivement dans
les parties les plus basses du Pays d’Aire. Au Nord, la
vallée de l’Aa (paysages du Marais audomarois) fraternise
avec la vallée de la Lys. Enfin, à l’Est, du côté des plaines,
le Pays d’Aire s’évapore dans l’ample plaine de la Lys et
borde une petite partie des paysages du Houtland. Un pied
en pays minier, un autre dans les lourdes terres argileuses
des plaines, la tête perchée dans les nuages qui dominent
l’ensemble, voici le Pays d’Aire !