- Une unité paysagère
liée au bocage, malgré la
diversité de ce dernier en
densité et en qualité
- Une proportion de bois
unique au niveau régional
- Une possibilité de mise
en relation des espaces
naturels et agricoles
favorisée par les grands
massifs, les grandes vallées
et les ensembles bocagers
- Une qualité paysagère et
patrimoniale qui justifie la
valorisation touristique du
Grand paysage régional
- Un territoire rural
qui associe paysage et
production agricole
(Maroilles, cidre)
- Un territoire avec
une très forte tradition
artisanale et industrielle
(forestière, marbrière,
textile, potière, verrière,
etc.) qui compose un
ferment de développement
complémentaire au
« tourisme vert »
La découverte de cet ensemble est splendide sur la RD 233
entre Le Quesnoy et Maroilles en passant par Locquignol.
D’innombrables voies forestières sillonnent la forêt et la
découpent comme tous les grands massifs de chasse à cour.
La RD 932 propose donc la lisière la plus mathématique,
mais sans doute pas la plus poétique ; il faut pour cela se
perdre dans les villages à la recherche de la ligne sombre
des bois et imaginer les défrichements qui permirent ces
implantations humaines.
Le train est une fois encore un excellent moyen de découvrir
les différents visages de la vallée. La RD 959 entre
Landrecies et Aulnoye puis Maubeuge et la frontière ne
permet pas une perception de l’intérieur - la route voyage
les pieds au sec – mais égrène ses villes et bourgades aux
qualités architecturales si contrastées.
La haie bocagère
présente le grand
intérêt de faciliter
« l’intégration » à faible
coût des installations
économiques ou
résidentielles. Les
paysages de bocage
présentent ainsi une
certaine plasticité
paysagère, l’usage interne
de la parcelle pouvant
évoluer au gré des
besoins.
La découverte de ces paysages, tellement décrits déjà dans
le cadre des pages précédentes, mérite de prendre le temps
de l’errance. Se perdre en pays bocager, rien de plus simple
et de plus agréable… le paysage tout entier est un vaste jeu
de piste avec un motif unique qui s’impose, mais une grande
variété de déclinaisons possibles, comme les combinaisons
entre pierre bleue et brique que l’on voit aux maisons.
Dans cette terre d’accueil touristique, les chemins balisés
foisonnent pour les piétons rêveurs, les cycles peu pressés,
les chevaux qui musardent… La RN 2, avec sa rectitude de
voie romaine propose un itinéraire utile à la perception des
grandes masses paysagères : du Sud au Nord, le gradient
bocager passe de son maximum à son minimum en ayant
traversé la belle ville d’Avesnes et plus au Nord sa « haie
défensive ».
L’Avesnois est traversé
par quelques belles
voies très rectilignes,
qui semblent tracées
au cordeau. Elles sont
fréquement l’héritage
des anciennes voies
romaines, devenues
au Moyen-Âge, sous
l’impulsion de la reine
éponyme, les chaussées
Brunehaut. Ces voies
sont l’occasion de belles
découvertes paysagères…
en promenade sur le dos
d’un dragon !