Entités paysagères
Ondulations montreuilloises
Cette entité paysagère est constituée de toutes les vallées affluentes situées au Nord de la Canche : six vallées rythment la trentaine de kilomètres de large du Grand paysage régional. Il s’agit, d’est en ouest, de la vallée de la Planquette, de la vallée de la Créquoise, de la vallée du Bras de Bronne, de la vallée de la Course, de la vallée de la Dordogne et enfin de la vallée de l’Huitrepin. Ces
vallées entaillent le relief avec une régularité rigoureuse d’environ cinq kilomètres, un peu moins à l’extrémité Ouest. Elles prennent naissance dans le Haut Artois voisin, parcourant ainsi un peu moins de vingt kilomètres avant de rejoindre le fleuve. Un chevelu assez dense, à l’amont et autour de chacune des vallées, découpe dans les calcaires des croupes adoucies. La sonorité de ces vallées est essentiellement due à leur orientation - Nord-Est/Sud-Ouest - et à la répétition du motif paysager
suivant : une route de fond de vallée porte un collier de perles villageoises intercalées entre des zones prairiales, l’ensemble étant encadré de coteaux largement remaniés par des talus (rideaux). Ces paysages possèdent une harmonie certaine basée tant sur la qualité des parties que sur l’effet d’ensemble que compose l’alternance des vallées et des plateaux. L’échelle est ici essentielle ; ces
paysages tirent sans doute de leurs dimensions réduites une grande partie de leur charme. Chaque vallée possède par ailleurs ses spécificités : largeur et plans d’eau pour la Course, villages continus pour la Planquette, château par ici, boisements par là… Les parties sommitales sont souvent couronnées de bois en particulier sur les limites Nord et Est de l’entité paysagère et donc du Grand paysage régional.
Pour appréhender la succession des vallées et des plateaux, la RD149 entre Estrées et Boubers-lès-Hesmond propose un itinéraire significatif. La RD130, quant à elle, entre Fruges et Beaurainville, donne à voir les paysages de la vallée de la Créquoise, et permet ainsi de percevoir les étapes successives de ces paysages : naissance des ruisseaux au milieu d’espaces ouverts ponctués de bois,
vallée très étroite s’ouvrant progressivement jusqu’à la confluence avec la Canche.
Vallée de la Canche
L’architecture hydraulique se complexifie aux alentours de Montreuil-sur-Mer, au fur et à mesure de l’élargissement de la vallée et de l’influence des marées sur le cours du fleuve. En matière d’urbanisme, l’architecture de la vallée est assez simple : deux routes accompagnent le bas de chacun des coteaux, doublés de la voie ferrée pour la rive Sud. Ces routes connaissent une urbanisation linéaire située de ce fait hors des secteurs inondables.
Les communes de Beaurainville et de Aubin-Saint-Vaast font exception avec leurs implantations au centre du fond de vallée, sur de modestes buttes cependant. La ville de Montreuil-sur-Mer constitue un élément clé de cette entité paysagère, bien que malheureusement, comme cela à déjà été dit, ses relations avec la Canche soient largement dégradées.
La RD113 au Nord et la RD349 au Sud sont les deux principaux axes de découverte de la vallée. La voie ferrée propose une fois encore un moyen original d’appréhender ces paysages, bien que son parallélisme avec la RD n’offre guère de perspectives nouvelles. Les alentours de Montreuil offrent de nombreux itinéraires pédestres qui permettent de mieux comprendre le site de la ville forte et la qualité des paysages de la vallée.