Prévention des risques naturels et technologiques

Des risques naturels qui concernent une part importante du territoire régional

Les inondations : un nombre élevé de communes à risques

Entre 1982 et 2007, 504 communes du Nord 1 et 646 du Pas-de-Calais 2 ont été concernées par une inondation (arrêté de catastrophe naturelle), soient plus des deux tiers des communes à l’échelle régionale. Ce sont les inondations de plaine consécutives au débordement de cours d’eau qui semblent les plus préoccupantes. En effet, le temps de submersion assez long lié à la faiblesse du relief, couplé à une forte densité de population et d’activités, occasionne dans bien des cas des dommages importants aux biens matériels. Les principaux cours d’eau concernés sont la Sambre et ses affluents, la Lys et ses affluents, l’Aa, la Liane et la Canche et, dans une moindre mesure, la Slack, le Wimereux, l’Authie, la Hem, l’Yser, la Marque, la Scarpe et les affluents de l’Escaut.

La plaine de la Flandre maritime est une zone particulièrement sensible aux inondations dans le polder des wateringues qui concerne près de 30 % du territoire de la côte d’Opale. marée haute, le niveau des terres les plus basses est inférieur de quatre à cinq mètres à celui de la mer et des pompes de relèvement sont indispensables pour évacuer les eaux. Dans ce secteur, le risque provient essentiellement d’incidents graves sur les ouvrages d’évacuation à la mer et les écluses fluviales.

Enfin, il convient de souligner le cas particulier des risques d’inondation dus à l’extraction minière. Les zones inondables de l’ancien bassin minier couvrent 5 400 hectares dans le Nord et 600 hectares dans le Pas-de-Calais [voir plus loin « Risques miniers »].

L’érosion côtière : un phénomène localement préoccupantqui va s’accentuer du fait du changement climatique

Le littoral de la Côte d’Opale s’étend sur quelque 150 km dont 25 km de côtes à falaises et 125 km de côtes dunaires basses. Sous l’action de la mer, du vent et des eaux continentales, ce littoral évolue en permanence, ce qui se traduit par l’avancée ou le recul du trait de côte. l’image du littoral français, la Côte d’Opale est actuellement victime d’un phénomène érosif important comme en témoigne l’important recul du trait de côte à l’ouest de Sangatte. L’ensemble constitué par les falaises du Boulonnais et les remarquables massifs dunaires et estuaires demeure en effet le secteur le plus préoccupant en termes d’érosion côtière, avec en particulier les sites de Wissant et de Wimereux.

Un programme de travail associant les services de l’État a été lancé en 2006 pour apprécier les conséquences du changement climatique sur l’érosion côtière et sur les risques de submersions marines en 2050 et 2100 (l’érosion côtière devrait s’accentuer en lien avec la hausse du niveau moyen de la mer et la survenue de tempêtes plus fréquentes). Ce programme fait notamment suite à une étude réalisée sous maîtrise d’ouvrage du syndicat mixte de la Côte d’Opale (SMCO) ayant conduit à la rédaction d’un plan littoral d’actions pour la gestion de l’érosion (PLAGE). Ce document aura probablement vocation à être actualisé afin de prendre en compte les conséquences du changement climatique et intégrer les résultats issus de la démarche de gestion intégrée de la zone côtière, labellisée au niveau national.

Des risques de mouvements de terrain liés aux anciennes carrières de craie et aux sols argileux

Un grand nombre de communes de la région est concerné par le risque de mouvement de terrain lié aux anciennes carrières d’exploitation souterraine de craie phosphatée. Un inventaire réalisé par le BRGM (2003) dans le Pas-de-Calais montre l’ampleur du phénomène : la moitié des communes du département sont sujettes à des risques d’effondrement.

Un autre problème préoccupant concerne le « retrait - gonflement » des sols argileux. Après des périodes de pluie, certains sols argileux se rétractent sous l’effet de la sécheresse en causant des dégâts parfois importants aux habitations. Le département du Nord fait partie des tous premiers territoires affectés par ce phénomène en France (après ceux de l’Âle-de-France) avec 170 communes concernées et 2 500 à 3 000 sinistres chaque année.

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