L’ECAM (Enquête de Circulation sur l’Aire Métropolitaine de Lille) reprend pour sa 4e et dernière phase d’enquêtes-terrain, en septembre et octobre 2025 ! La Cellule Mobilités et Analyse des Trafics du SMI de la DREAL Hauts-de-France est ainsi aux premières loges pour ce travail de grande envergue, depuis 2022. Découvrez ici tous les rouages de cette enquête mobilité hors-normes

Qu’est-ce que l’ECAM ?

L’ECAM est une vaste enquête de déplacements, pilotée par la DREAL Hauts-de-France (Cellule Mobilités et Analyse des Trafics du Service Mobilité et Infrastructures) et destinée à connaître les usages et les besoins en matière de mobilité routière sur la Métropole de Lille. La vidéo suivante en illustre les grands principes :

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Vidéo de présentation de l’enquête de circulation autour de la Métropole Européenne de Lille

Cette initiative, portée par l’État avec l’assistance du CEREMA, répond à un engagement de l’État pour favoriser des déplacements plus respectueux de l’environnement. D’un coût estimé à 2,65 M€, elle vise à collecter une vaste quantité de données essentielles aux études de mobilité du territoire, notamment :

  • les origines et destinations des déplacements routiers (de telle commune vers telle autre),
  • les motifs de déplacement,
  • le type de véhicules, y compris les poids lourds (PL),
  • le nombre d’occupants dans le véhicule ou le type de chargement (PL),
  • l’âge du véhicule et le type de motorisation,
  • le nombre de véhicules comptés par tranche horaire…

Les données sont recueillies de manière anonyme et rigoureuse, en interrogeant les automobilistes et les chauffeurs de poids lourds sur différents points de circulation stratégiques. Ainsi, 88 postes d’enquêtes ont été prévus, dont 75 déjà réalisés depuis 2023 et une dizaine programmés entre septembre et octobre 2025. Cela représente déjà un bilan de plus de 100 000 usagers de la route qui ont été enquêtés et autant de données précieuses à exploiter !

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Comment se déroule une phase d’enquête de l’ECAM ?

L’ECAM 2023-2027 est réalisée en plusieurs phases d’enquêtes de grande ampleur, disséminées sur de nombreux points d’enquête différents. Chaque poste d’enquête a lieu une seule fois, sur une journée de 7h à 19h, la plus « classique » possible (de préférence un mardi ou jeudi) afin d’avoir une « photographie » la plus représentative de la mobilité sur ce point de passage.

Les véhicules font ainsi l’objet d’un « prélèvement » sur la route, puis arrêté sur une voie d’enquête dédiée tout au long de la journée, parfois avec le support des forces de l’ordre. L’objectif est de pouvoir interroger les conducteurs, tout en minimisant le plus possible la gêne occasionnée.
Un groupe d’enquêteurs, munis de tablettes dédiées, procède à la réalisation du questionnaire auprès des véhicules arrêtés. La procédure est prévue pour recueillir toutes les informations précitées (origine-destination, motif du déplacement, …) en moins d’une minute, montre en main !

Une enquête de circulation, pour quoi faire ?

La précédente enquête de cette ampleur a été réalisée en 2007 et les données recueillies exigent aujourd’hui une actualisation. En effet, depuis 15 ans, les façons de vivre et de se déplacer ont fortement évolué. Le développement du télétravail, la très forte croissance du e-commerce, l’évolution des bassins de vie et d’emploi ou encore les changements dans le parc des véhicules ainsi que l’essor des considérations environnementales ont bousculé nos habitudes de mobilité.

Ce travail s’étale ainsi sur plusieurs années (préparation, phase d’enquête, exploitation des résultats, diffusion des livrables) :

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Les informations collectées lors de l’ECAM aideront l’État et ses partenaires à orienter les politiques publiques multimodales comme par exemple le service express métropolitain lillois, alimenter les études de trafic avec en particulier le modèle de trafic régional partagé entre la MEL et la DREAL Hauts-de-France, les évaluations socio-économiques des projets, les réflexions sur l’aménagement du territoire, les projets d’infrastructures, les études du rapprochement des bassins de vie et bassins d’emplois, ou encore l’implantation de zones logistiques ou industrielles.

L’enquête permettra aussi des réflexions ciblées sur certains types de déplacements, par exemple vers les lieux d’enseignement ou les grands employeurs, le covoiturage en fonction des horaires et des motifs, ou la logistique urbaine. Grâce aux informations sur les types de véhicules et leur source d’énergie, elle guidera aussi les démarches en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et polluants atmosphériques.

Une enquête-terrain avec un questionnaire : pourquoi pas faire autrement ?

L’ECAM est une vaste enquête qui nécessite l’arrêt des véhicules sur le terrain pour leur poser une série de questions. Cela demande beaucoup de moyens et génère des ralentissements sur les voiries au droit des postes d’enquête, donc un certaines gêne des usagers, malgré toutes les précaution prises.
Alors, pourquoi ne pas avoir fait appel à d’autres méthodes, notamment en utilisant des outils plus modernes ?

Pour avoir la réponse à cette question… nous vous invitons à patienter, car cela fera l’objet d’un autre article dédié !