Pendant les vagues de chaleur, le fait d’habiter dans un quartier plus chaud (îlot urbain de chaleur), multiplie le risque de décès par 2, si la chaleur persiste la nuit et pendant plusieurs jours

Le phénomène d’îlot de chaleur urbain est une élévation localisée de la température en zone urbaine. De par leur nature et leur faible albédo (pouvoir réfléchissant d’une surface), les matériaux de construction et d’aménagement absorbent l’énergie solaire et la rejettent sous forme de chaleur dans l’atmosphère. Ils créent ainsi un « îlot de chaleur » au niveau des villes, où les températures sont ainsi plus élevées qu’en périphérie. Ce phénomène tend à s’accroître au cours du temps. L’installation de certains dispositifs de climatisation qui réchauffent l’air extérieur pour rafraîchir l’air intérieur tend à augmenter la température de la ville (+2°C localement d’après l’ORS Île de France). La disposition et la configuration des bâtiments peuvent aussi bloquer les vents et augmenter les températures. Ainsi, la différence mesurée entre la ville et la campagne alentour était de +1°C en 1868 à Paris, tandis qu’elle a atteint +10°C en 2003 [1].

[1APPA et INVS

JPEG - 875.6 ko
  • telecharger
  • enregistrer
  • imprimer