Aménagement et gestion des eaux

Repères

Le Nord - Pas-de-Calais est confronté à des problèmes de disponibilité de la ressource en eau, directement liés à la qualité des nappes d’eaux souterraines, qui fournissent la quasi-totalité de l’eau potable en région. Depuis deux décennies, des forages pour l’alimentation en eau des populations sont fermés chaque année en raison de problèmes de pollution agricole et urbaine. Il faut donc aller chercher de l’eau de plus en plus loin, ce qui coûte cher et accentue la pression sur les zones ou l’eau est de meilleure qualité.

La qualité physico-chimique des eaux de surface tend à s’améliorer, notamment car les collectivités ont amélioré les capacités et les rendements des stations d’épuration. Toutefois, elle reste globalement médiocre, en raison des pressions multiples liées à une forte densité de population et aux activités industrielles et agricoles.
L’homme est fortement intervenu sur les cours d’eau et les milieux aquatiques de façon directe ou indirecte : artificialisation des lits par l’urbanisation, « domestication » des cours d’eau pour se protéger des crues, pour utiliser leur force motrice, pour la navigation, pour améliorer les productions agricoles, pour l’exploitation minière ou des granulats, etc. Ces interventions humaines concernent avec plus ou moins d’intensité la grande majorité des cours d’eau de la région. Ces aménagements perturbateurs et cette gestion de l’espace urbain et rural ont d’importantes conséquences sur la biologie des cours d’eau (déplacement des poissons migrateurs, disparition des annexes hydrauliques servant de zones de frayères, appauvrissement de la biodiversité de la macrofaune benthique, etc.) mais aussi sur leurs régimes hydrologique et hydraulique : accélération des débits, érosion du lit et des berges, déstabilisation des lignes d’écoulement, etc.

Siège de multiples usages et activités économiques (trafic maritime, activités portuaires, énergie nucléaire, tourisme induisant des variations saisonnières de population, baignade, pêche, conchyliculture), le littoral régional et le milieu marin sont également soumis à de fortes pressions.

Depuis quelques années, les schémas d’aména­ge­ment et de gestion des eaux (SAGE) se développent sur le territoire régional, avec pour objectif une gestion intégrée de la ressource en eau, répondant aussi bien aux enjeux quantitatifs que qualitatifs, ceci pour les eaux superficielles, souterraines et littorales, conformément aux exigences de la directive cadre sur l’Eau du 23 octobre 2000.

Le SDAGE, qui fixe les objectifs d’amélioration de la qualité des eaux en 2015, et les mesures associées (programme de mesures) devront être opérationnels pour le 1er janvier 2010. Il s’agit là d’un objectif très ambitieux qui devra mobiliser toutes les énergies et tous les outils d’amélioration.