Prévention des risques sanitaires et écologiques - Air

Repères

Si la région bénéficie de conditions climatiques plutôt favorables à la dispersion des pollutions, la présence encore importante de l’industrie, la densité urbaine et l’importance du trafic routier font tant de la pollution atmosphérique que de la contribution régionale aux émissions de gaz à effet de serre des enjeux majeurs.

La qualité de l’air de la région est globalement bonne la plus grande partie de l’année, mais la situation reste préoccupante pour certains polluants et sur certains secteurs : des pics de pollution sont ainsi enregistrés chaque année pour les poussières en suspension et, en particulier sur les zones littorales et rurales, pour l’ozone. La part des rejets industriels est prédominante dans la région, plus qu’au niveau national.

Des points noirs persistent encore à proximité de pôles industriels (notamment concernant les poussières ou les métaux toxiques), même si la situation s’est globalement améliorée, d’une part grâce aux programmes de réduction des émissions polluantes engagés par les exploitants, d’autre part en raison de la fermeture de certains sites. On observe, entre 2004 et 2006, une diminution constante des rejets industriels pour les COV (- 30 %), le plomb (- 20 %), le SO2 (- 16 %), les poussières et les dioxines (- 14 %) ; les rejets de NOx se stabilisent.

En zones urbaines, la circulation automobile ne cesse d’augmenter, générant des émissions polluantes importantes, notamment de dioxyde de carbone et d’oxydes d’azote. Les efforts consentis par les grandes agglomérations en faveur des transports collectifs ne compensent pas les effets de l’étalement urbain, de la mobilité accrue et de la croissance du parc automobile.

La présence dans l’air de produits phytosanitaires utilisés dans le secteur de l’agriculture, qui a fait l’objet d’études récentes, est également une préoccupation croissante, en Nord - Pas-de-Calais comme partout en France.
L’impact de la qualité de l’air sur la santé est aujourd’hui avéré et il s’agit d’une préoccupation importante de la population. Les études sanitaires permettent d’affiner les connaissances sur les conséquences à long terme de l’exposition à la pollution de l’air. Le plan national santé - environnement, adopté en 2004, donne une place à part entière à cette thématique.
Il s’est traduit à l’échelle régionale par des actions prioritaires visant à la poursuite de la réduction des émissions industrielles, en particulier concernant les rejets toxiques. Par ailleurs, les outils de planification que sont les plans de protection de l’atmosphère (PPA) ou les plans de déplacements urbains (PDU) contribuent à l’amélioration de la qualité de l’air, en particulier dans les zones urbaines denses, mais il reste difficile d’apprécier leurs résultats effectifs de réduction des émissions liées aux transports.

L’impact de la qualité de l’air intérieur sur la santé humaine est également avéré aujourd’hui. Cette problématique doit faire l’objet d’investigations plus poussées afin d’être en mesure de définir des moyens efficaces d’intervention.