Transports

Renforcer l’ouverture à l’Europe et au monde en recherchant le moindre impact sur l’environnement

La globalisation des échanges économiques et le souhait de mobilité des personnes créent une demande croissante d’ouverture et d’accessibilité à l’Europe et au monde. La mobilité « longue distance », qui correspond aux trajets de plus de 100 km, croît aujourd’hui encore plus fortement que la mobilité de proximité, notamment pour les motifs de loisirs et de tourisme. Les voyages, facilités par la rapidité des transports (TGV, avion), sont plus lointains et plus fréquents. Si le transport ferroviaire grande vitesse est pertinent pour les distances correspondant à des temps de trajet de quatre heures maximum, le transport aérien reste le plus compétitif pour les distances plus grandes.

Poursuivre le développement du rail pour l’accessibilité des capitales européennes sans oublier les déplacements au sein même de l’aire métropolitaine

Le Nord - Pas-de-Calais, se situant au cœur de quatre aires métropolitaines majeures (Londres, Paris, Randstadt, Ruhr), a naturellement bénéficié des grands axes de liaison rapide (réseau TGV) mis en place au cours des dernières décennies entre ces métropoles européennes. Lille est aujourd’hui devenue une porte ouvrant l’accès à un grand nombre de métropoles européennes. Pour un développement équilibré du territoire régional, cette bonne accessibilité européenne doit être élargie à d’autres villes régionales, notamment au travers du TER-GV.

La bonne intégration aux réseaux trans-européens de transports ne doit cependant pas masquer des liaisons plus difficiles avec les territoires transfrontaliers. Si l’on constate une évolution régulière des flux transfrontaliers (+ 24 % sur la frontière franco-belge entre 2002 et 2005), la part des transports collectifs pour ces déplacements reste faible. Face à l’apparition de nouveaux bassins de vie transfrontaliers, les problématiques d’accessibilité des agglomérations de Courtrai et de Tournai notamment doivent être traitées afin de mettre en place des solutions alternatives à l’usage de l’automobile.

Maîtriser le nécessaire développement du transport aérien

L’aéroport de Lille-Lesquin propose une offre de transport moyen courrier. En 2005, le trafic de passagers est resté stable (842 650 passagers), ce qui reste en deçà de sa capacité, et le trafic fret a connu une augmentation de 13 % par rapport à 2004.

Depuis quelques années, l’arrivée sur le marché des compagnies aériennes low-cost a contribué, grâce à des tarifs très attractifs, au développement des liaisons aériennes de moyennes distances. Aucune compagnie low-cost ne propose à ce jour de vol depuis Lille, mais de nombreuses liaisons européennes existent depuis les aéroports de Charleroi et Beauvais, rapidement accessibles depuis le Nord - Pas-de-Calais. De plus, la bonne connexion de la région au réseau ferroviaire grande vitesse permet un accès aisé et rapide aux aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et Bruxelles en ce qui concerne les liaisons intercontinentales.

Il est bien sûr nécessaire de répondre aux besoins des habitants et des activités économiques implantées en région en matière de transport aérien. Toutefois, l’importance des impacts environnementaux du transport aérien (l’empreinte écologique unitaire du transport aérien est trente fois supérieure au transport par voie d’eau ou fer) doit amener à se poser la question du développement souhaité.

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