Prévention des risques sanitaires et écologiques - Déchets

REFIOM

L’activité des sept usines d’incinération de déchets municipaux [1] (hormis usine de thermolyse) de la région en service en 2005 a produit 206 049 tonnes de mâchefers, dont 82 % ont été valorisés, notamment par les travaux publics comme remblai et sous-couche de chaussée en substitution de matériaux naturels, tels que les granulats et le sable.

Les 28 008 tonnes de résidus d’épuration des fumées d’incinération d’ordures ménagères (REFIOM) produites constituent des déchets dangereux, qui ont été soit enfouis en décharge de classe I, soit utilisés pour le comblement de mines de sel en Allemagne.

Si le tonnage de déchets municipaux et autres déchets banals incinérés en 2005 est assez nettement supérieur à celui de 2001, le tonnage de mâchefers produits n’a pas progressé en proportion. Ceci peut être expliqué par une réduction de la fraction minérale des déchets due à une amélioration continue de la collecte sélective du verre usagé et au développement des activités des déchèteries qui reçoivent beaucoup de déchets de type terre, briques et béton. Par ailleurs la progression du tonnage de REFIOM produits en 2005 par rapport à 2001 s’avère nettement plus conséquente (+ 59 %) que celle des déchets incinérés (+ 16 %). Ce constat illustre l’amélioration de la qualité de rejets à l’atmosphère des usines qui devaient respecter les normes de la directive européenne pour la fin de l’année 2007.

Notes

[1- Douchy-les-Mines, Halluin, Hénin-Beaumont, Labeuvière, Maubeuge, Noyelles-sous-Lens, Saint-Saulve.