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Plaine de la Lys

dimanche 3 juillet 2011

Plaine de la Lys, lorsque l’eau fait la ville

C’est la géomorphologie (graben) qui a créé la topographie tout à fait singulière de la plaine de la Lys.

Elle même a conduit à une urbanisation dans un premier temps périphérique (1) ; l’eau apparaissant comme facteur répulsif. Puis, l’urbanisation se rassembla (2) le long de la Lys ; l’eau fut alors un facteur attractif. Enfin (3), ce sont les voies de communication qui ont fédéré l’urbanisation récente. Cette triple structure est encore très visible à l’échelle ou nous travaillons.

Schéma de la plaine de la Lys

Il s’agit d’une mosaïque au grain mixte à l’échelle de travail. La trame générale est fine, tandis que quelques éléments de grande taille viennent émailler cet ensemble homogène.

La matrice reste essentiellement agricole depuis les défrichements majeurs orchestrés par les moines au XIIIème siècle.

Le mitage urbain est très important et c’est l’exemple le plus dramatique d’urbanisation linéaire que compte la région Nord - Pas-de-Calais. Si aucune intervention lourde des pouvoirs publics n’a lieu dans un avenir très proche,
un rideau urbanisé continu se constituera entre les principales villes (Bailleul, Hazebrouck, Aire, Lillers, Béthune, Estaires, Merville, Armentières, Comines, Halluin). C’est évidemment en terme d–écologie du paysage une cause
de fragmentation majeure des paysages, bien supérieure aux grandes infrastructures de communication. La matrice actuelle est dominée par les paysages de grandes cultures ouvertes (openfield) de manière très uniforme.

Un réseau très dense de petits fossés (becques) existe mais ne ressort pas à cette échelle. Il constitue un réservoir important pour la biodiversité et joue un rôle majeur dans la structuration des connexions à petite échelle.

En dehors de la vaste tache forestière constituée par la Forêt de Nieppe dont le maintien ne s’explique que par l’histoire (chasse royale), les taches sont petites et très nombreuses, de nature, de taille et de structure générale très homogènes. La trame des taches ici aussi est double : un premier réseau de taille petite à moyenne, est constitué par l’urbanisation souvent tentaculaire. Les surfaces prairiales constituent le second réseau très homogène de taches de petite taille. la différence de la Flandre intérieure toute proche, elles sont structurées généralement en réseau s’appuyant sur la trame urbaine et viaire. En dehors des 2600 hectares de la Forêt de Nieppe, les boisements sont rares.

C’est la géomorphologie (graben) qui détermine la topographie tout à fait singulière de la plaine de la Lys. Elle même a conduit à une urbanisation dans un premier temps périphérique (eau comme facteur répulsif), puis rassemblé le long de la Lys (eau comme facteur attractif). Enfin ce sont les voies de communication qui ont fédéré l’urbanisation récente. Cette triple structure est encore très visible
à l’échelle ou nous travaillons.

Les corridors biologiques sont peu nombreux :
- la vallée de la Lys au sens strict avec son cordon de ripisylves et de prairies inondables constitue l’armature centrale du réseau des connexions biologiques dans la plaine ;
- les deux escarpements qui bordent au nord et au sud la plaine de la Lys (peu perceptibles à l’échelle de travail) complètent ce dispositif en milieu terrestre ;
- enfin, les très nombreux fossés constituent un réseau local de connexions très intéressant.

La fragmentation est très sensible dans l’ensemble de la plaine de la Lys : urbanisation très tentaculaire, A25, future A24, LGV, industrie au fil de l’eau, …).

C’est un paysage très homogène à grande échelle.

Les habitats naturels sont quasiment absents. La forêt de Nieppe constitue un lambeau de la trista silva et des micro-zones humides subsistent çà et là.

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