Prévention des risques naturels et technologiques

Les émissions radioactives

La centrale nucléaire de Gravelines est située en bord de mer à égale distance de Dunkerque et de Calais (20 km). Le site comprend six réacteurs de 910 MW chacun, soit une puissance totale de 5 460 MW. D’une façon générale, les rejets radioactifs des centrales proviennent des produits engendrés par la fission des noyaux d’uranium du combustible, des produits de corrosion activés lors de leur passage dans le cœur du réacteur nucléaire et enfin du tritium formé dans le cœur et dans l’eau du circuit primaire. Ces rejets liquides correspondent à des effluents usés qui font l’objet d’un traitement poussé et d’un stockage plus ou moins long. Dès que la radioactivité passe en dessous des normes de rejets fixées par la réglementation, l’effluent est rejeté.

En 2006, l’activité totale tritium des rejets liquides de Gravelines s’établissait à 37 % de la limite annuelle réglementaire pour les six réacteurs. Le bilan des rejets gazeux montre que les limites réglementaires sont également respectées.

Les déchets hautement actifs et moyennement actifs à vie longue sont transférés à l’usine de traitement de La Hague. Au cours de l’année 2006, 100 tonnes de combustible ont été expédiés qui, une fois retraités, généreront, in fine, 40 m3 de déchets (produits de fission de haute activité) stockés dans des conteneurs à La Hague.

Les incidents qui peuvent survenir dans la centrale de Gravelines sont régulièrement analysés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Le nombre d’évènements sûreté déclarés en 2006 (54) est en augmentation par rapport à celui de 2005 (42). Toutefois, le nombre d’incidents de niveau 1 (anomalie) est relativement constant.