Prévention des risques sanitaires et écologiques - Air

L’étude d’impacts sanitaires de l’agglomération de Lille

Des études d’impacts sanitaires sont régulièrement effectuées sur les principales agglomérations françaises (Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse) par l’Institut national de veille sanitaire (INVS) afin de relier la situation sanitaire observée au niveau moyen de pollution.

La communauté urbaine de Lille-Métropole, qui rassemble 86 communes dont 4 importantes (Lille, Roubaix, Tourcoing et Villeneuve-d’Ascq), compte plus d’un million d’habitants et présente une densité de plus de 1 700 habitants au km2. Les transports y constituent la source principale de pollution atmosphérique, avec notamment plus de 73 % des rejets d’oxydes d’azote. Les autres secteurs responsables de la dégradation de la qualité de l’air sont le résidentiel - tertiaire et l’industrie.

Les études d’impacts sanitaires menées sur l’agglomération lilloise portent sur quatre polluants principaux que sont le dioxyde de soufre, le dioxyde d’azote, les poussières en suspension et l’ozone. Ces études montrent qu’environ cent décès anticipés par an sont attribuables aux dépassements du niveau de pollution de l’air de 10 μg/m3. De plus, on estime à 48 le nombre annuel d’hospitalisations pour causes respiratoires d’enfants de moins de quinze ans qui auraient potentiellement pu être évitées si les niveaux de pollution n’avaient pas dépassé 10 μg/m3.

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