Agriculture et pêche

L’agriculture et la forêt  : des secteurs qui peuvent contribuer à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre

L’utilisation des terres (agricole, forestière) et son évolution sont à la fois un puits et une source d’émission de CO2, de CH4 , et une source d’émission de N2O. Trois types d’activités sont à l’origine des flux de carbone : l’accroissement forestier, par stockage du carbone de la matière ligneuse, la récolte forestière et le changement d’occupation des sols dont le contenu en carbone est variable (forêts, prairies, terres cultivées, etc.).

L’agriculture participe à l’effet de serre à travers les émissions de protoxyde d’azote provenant des processus de transformation de l’azote apporté au sol (émissions directes liées aux fertilisants synthétiques, aux engrais de ferme ; émissions indirectes provoquées par le lessivage des sols et la redéposition de l’azote) et à travers les émissions de méthane (fermentation entérique des ruminants et gestion des déjections). l’échelle française, l’agriculture contribue respectivement pour 77,5 % et 72 % aux émissions de N2O et de CH4.

Dans le même temps, les productions végétales et animales stockent temporairement une quantité importante de carbone qui est ensuite restituée vers l’atmosphère par les populations humaines qu’elles nourrissent. Les sols agricoles sont susceptibles d’accumuler à moyen terme du carbone en fonction des pratiques mises en œuvre. titre d’exemple, le semis direct ou le travail superficiel du sol évite l’émission de 0,2 tonnes de carbone par hectare et par an. La plantation de haies absorbe 0,1 t C / ha / an pour cent mètres linéaires de haies par hectare.

Enfin, des actions de sensibilisation aux économies d’énergie sont conduites dans les exploitations agricoles par les chambres d’Agriculture.

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