Prévention des risques sanitaires et écologiques - Air

Introduction

On appelle pollution atmosphérique toute modification de l’atmosphère due à l’introduction de substances dangereuses pour la santé de l’homme, l’environnement ou le patrimoine. Ces substances ou polluants résultent à la fois de phénomènes naturels et d’activités humaines diverses (industrie, transport, etc.). Les polluants sont eux-mêmes très variés : biologiques ou chimiques, gazeux ou particulaires, minéraux ou organiques.

Il existe plusieurs phénomènes engendrés par la pollution atmosphérique, notamment :

  • l’acidification : la pollution acide (également appelée « pluies acides ») est liée aux polluants acides (dioxyde de soufre, oxydes d’azote, ammoniac, acide chlorhydrique, etc.) émis par les activités humaines. Ces polluants retombent en partie à proximité des sources, mais aussi jusqu’à des centaines de kilomètres de leurs sources émettrices. Ils redescendent vers le sol sous forme de retombées sèches ou humides, avec des effets sur les matériaux, les écosystèmes forestiers et les écosystèmes d’eau douce ;
  • l’eutrophisation correspond à une perturbation de l’équilibre biologique des sols et des eaux due à un excès d’azote, notamment d’origine atmosphérique (oxydes d’azote et ammoniac) par rapport à la capacité d’absorption des écosystèmes ;
  • la pollution photochimique comprend un ensemble de phénomènes complexes qui conduisent à la formation d’ozone et d’autres composés oxydants à partir de polluants primaires (appelés « précurseurs », notamment les oxydes d’azote et composés organiques volatils) et d’énergie apportée par le rayonnement ultraviolet solaire. Ces phénomènes peuvent avoir lieu dans les couches d’air proches du sol : l’ozone formé à ce niveau est qualifié de « mauvais ozone », en raison de ses effets néfastes sur la santé humaine et sur les végétaux. En revanche, lorsque l’ozone se forme plus haut dans l’atmosphère, il est qualifié de « bon ozone », puisqu’il protège du rayonnement ultraviolet solaire.

De façon surprenante, les concentrations d’ozone mesurées loin des sources des précurseurs (une agglomération par exemple) sont plus élevées que celles mesurées près des sources. En effet, en zone urbaine, les émissions d’oxydes d’azote sont élevées. Les oxydes d’azote agissent comme un puits d’ozone puisqu’ils le détruisent. Lorsque l’ozone formé en zone urbaine se déplace en secteur rural, ou les émissions d’oxydes d’azote sont moindres, les concentrations d’ozone augmentent puisque ce dernier n’est plus consommé.

  • L’effet de serre est un processus naturel de réchauffement de l’atmosphère, dû aux gaz à effet de serre (GES), à savoir principalement la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone, le méthane et l’ozone. La plupart des GES sont présents à l’état naturel, mais les activités humaines ont conduit à un accroissement de leurs concentrations dans l’atmosphère, avec pour conséquence les phénomènes de changements climatiques [voir chapitre Lutte contre le changement climatique].