Biodiversité, milieux naturels et paysages

Deux nouvelles réserves naturelles nationales

Les étangs du Romelaëre
Situés dans le marais audomarois, en plaine maritime flamande, sur les communes de Nieurlet (Nord) et de Saint-Omer (Pas-de-Calais), il s’agit de la dernière zone humide d’intérêt national préservée dans la région.

Le site entre dans les critères d’identification des zones humides d’importance internationale (convention de Ramsar). Le site d’intérêt communautaire Natura 2000 directive « Habitats » « Prairies, marais tourbeux, forêts et bois de la cuvette audomaroise et des ses versants » intègre dans sa quasi-totalité la réserve naturelle nationale. Il a été désigné pour la présence de treize types d’habitats communautaires et de deux espèces animales d’intérêt communautaire : le triton crêté et le chabot commun. Le site Natura 2000 directive « Oiseaux » « Marais Audomarois » intègre la réserve dans sa totalité et a été désigné notamment pour l’espèce emblématique du blongios nain, mais également pour le busard des roseaux, le butor étoilé, la locustelle luscinoïde, le martin pêcheur, la gorgebleue à miroir, etc. Ce site constitue un lieu majeur pour la nidification de certaines espèces d’oiseaux menacées sur le plan régional ou national. Le Romelaëre sert de relais dans le centre de la région Nord - Pas-de-Calais pour un grand nombre d’oiseaux migrateurs qui ne trouvent pas de telles haltes entre la Mare-à-Goriaux (Nord) et la mer du Nord.
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La grotte et les pelouses d’Acquin-Westbécourt
et les coteaux de Wavrans-sur-l’Aa

Situé dans le Haut Pays de l’Artois, sur le territoire du parc naturel régional des Caps et marais d’Opale (Pas-de-Calais), l’intérêt majeur du secteur de la grotte et de la montagne d’Acquin-Westbécourt réside dans les treize espèces de chiroptères dont neuf utilisent la grotte en hiver. Il s’agit en particulier du vespertilion des marais présent à Acquin, en danger au plan national et dont la présence reste exceptionnelle en France, du vespertilion de Bechstein, du vespertilion à oreilles échancrées, du grand murin et du grand rhinolophe.

Les pelouses de Wavrans-sur-l’Aa sont des coteaux calcaires couverts de pelouses, de prairies et d’habitats boisés. Elles présentent toute la diversité des stades d’évolution des pelouses calcicoles d’intérêt communautaire. La diversité floristique est remarquable avec près de 320 taxons identifiés, 13 espèces protégées régionalement et 55 d’un grand intérêt patrimonial.

La richesse entomologique est exceptionnelle pour la région avec la présence du damier de la succise, cité en annexe I de la directive « Habitats » et menacé dans le nord de la France, du dectique verrucivore, en régression alarmante dans le nord de son aire de répartition (le site de Wavrans-sur-l’Aa est l’un des derniers sites ou l’espèce est présente dans le nord de la France) et du sténobothre nain qui se raréfie partout en Europe, du fait de la disparition de ses biotopes. Les pelouses de Wavrans-sur-l’Aa ont vocation à la conservation des espèces floristiques et faunistiques d’intérêt patrimonial.

La succession des coteaux calcaires permet le maintien des connexions entre les deux entités et présente des couloirs privilégiés pour le déplacement de la faune et de la flore. Grotte et coteaux, pour des intérêts différents, sont complémentaires et possèdent des critères de qualité patrimoniale de niveau national et communautaire qui justifient leur classement en réserve naturelle nationale.