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Communiqué de presse - AMELIORATION DE LA QUALITE DE L’AIR EN HAUTS-DE-FRANCE : L’AFFAIRE DE TOUS

, par Céline Couly

Les préfets des départements de la région Hauts-de-France ont adopté le 5 juillet 2017 un nouveau dispositif de gestion des épisodes de pollution qui permet notamment un déclenchement plus rapide des mesures pour limiter l’exposition des populations. Les épisodes de pollution nécessitent en effet une adaptation des activités de chacun afin de préserver la santé de la population. Des mesures réglementaires sont donc prises afin de limiter les émissions et de ramener les concentrations sous les niveaux d’alerte.

La lutte contre la pollution « de fond » à travers la mise en œuvre des plans de protection de l’atmosphère

A long terme, l’exposition quotidienne à la pollution atmosphérique « de fond » est plus dommageable pour la santé que celle subie lors des épisodes de pollution.

C’est pour abaisser durablement les concentrations moyennes de polluants dans l’atmosphère, que l’État a élaboré des plans de protection de l’atmosphère (PPA) sur les zones présentant les plus forts enjeux : le Nord et le Pas-de-Calais d’une part, l’agglomération de Creil d’autre part. Ces plans prévoient la mise en œuvre d’actions d’amélioration dans tous les secteurs émetteurs de polluants atmosphériques : chauffage domestique et tertiaire, activités agricoles et industrielles, modes de déplacement, brûlage des déchets verts…

A l’occasion de l’organisation d’une réunion ce mardi 18 juillet avec Damien Castelain, président de la Métropole Européenne de Lille, Michel Lalande, préfet de la région Hauts-de-France, préfet du Nord, salue les initiatives déjà prises en ce sens par les entreprises, les collectivités et les administrations, et les incite à les amplifier le travail déjà engagé de lutte contre la pollution de l’air et de prévention en amont des épisodes de pollution. « La qualité de l’air est une problématique quotidienne, transversale et transfrontalière. Chacun peut agir sur son domaine, sur son territoire et œuvrer de concert avec ses voisins pour émettre moins de polluants. La prise de conscience des enjeux sanitaires et économiques de la pollution doit être l’occasion d’entrer dans une dynamique de responsabilisation et de modification de nos habitudes, en particulier en termes de déplacement vers des modes plus actifs et durables et de consommation d’énergie ». Il annonce la tenue en septembre prochain d’une rencontre qui permettra de faire un bilan des plans de protection de l’atmosphère en région et lancera un travail de coordination à l’échelle transfrontalière. Cette rencontre sera également l’occasion de promouvoir et d’encourager le covoiturage.

Un nouveau dispositif interdépartemental de gestion des épisodes de pollution atmosphérique

Le nouveau dispositif de gestion des épisodes de pollution adopté le 5 juillet 2017 a été élaboré à l’échelle de l’ensemble des départements de la région Hauts-de-France afin de mieux harmoniser la gestion des épisodes de pollution, en concertation avec les collectivités, les acteurs économiques et le milieu associatif. Ce document fait suite à l’évolution du cadre national en 2016 visant essentiellement à rendre le dispositif de gestion des épisodes de pollution atmosphérique plus réactif et à associer davantage les collectivités et certains acteurs économiques.

Le déclenchement des mesures d’urgence en cas de pollution aux particules fines PM10 est ainsi effectif dès lors qu’il est prévu que le premier seuil soit franchi pendant deux jours au lieu de quatre précédemment (50 µg/m³ pour les PM10). Ce même système de persistance du premier seuil est désormais également appliqué à l’ozone (180 µg/m³ pour l’O3). Ces mesures s’appliqueront sans discontinuer tant que les conditions météorologiques resteront propices à la poursuite de l’épisode de pollution. Par ailleurs, cet arrêté fixe une liste indicative de mesures d’urgence qui, en fonction de la durée, de l’intensité et de la nature de l’épisode de pollution, pourront être mises en œuvre par les préfets. Il s’agit de mesures dans le secteur agricole, dans le secteur industriel et dans le secteur tertiaire. La mise en place de la circulation différenciée sur l’agglomération lilloise lors du prochain épisode de pollution d’intensité importante figure parmi ces mesures d’urgence.

La circulation différenciée sur la base des certificats « Crit’Air » lors des épisodes de pollution

La circulation différenciée a pour objectif de restreindre, lors d’un épisode de pollution, la circulation des véhicules les plus polluants sur une zone déterminée. Elle repose sur l’utilisation du certificat « Crit’Air » qui répartit tous les types de véhicules en six classes en fonction de leur niveau d’émission de polluants atmosphériques, qui dépend de l’âge du véhicule et de sa motorisation. Plus de 526 000 certificats ont été commandés en région Hauts-de-France à ce jour, dont 270 000 pour le seul département du Nord.

Il est vivement conseillé aux habitants de la métropole lilloise, ainsi qu’aux conducteurs français et européens amenés à circuler dans cette zone, de se procurer un certificat Crit’Air sur le seul site officiel habilité à le délivrer : https://www.certificat-air.gouv.fr

Plus d’informations dans le fichier joint sur :

Le plan de protection de l’atmosphère (PPA) Nord - Pas-de-Calais
Le dispositif interdépartemental de gestion des épisodes de pollution atmosphérique
La circulation différenciée sur la base des certificats « Crit’Air »
Principes de mise en œuvre de la circulation différenciée sur l’agglomération lilloise

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