Pays des Sept Vallées

Biodiversité

Dernier ajout : 3 mai.

Synthèse des pressions régionales exercées sur la biodiversité et les milieux naturels Des enjeux de préservation des corridors écologiques et de restauration de la continuité écologique des cours d’eau.

14,5 % du territoire, soient 10 121 hectares, sont des espaces à enjeux écologiques majeurs ou forts. Environ 6 000 hectares de forêts, dont 800 hectares de forêts humides, composent la majorité des espaces à enjeux majeurs et sont situés le long d’un axe Nord-Sud au centre du territoire (forêt d’Hesdin, bois de Créquy et bois de Fressin) et dans les vallées de la Canche, de l’Authie et de la Ternoise. Plus de 2 000 hectares de prairies humides et de roselières, localisées dans ces mêmes vallées alluviales, constituent une part importante des espaces humides à enjeux écologiques forts.

Pourtant, seuls 0,7 % du territoire bénéficient de protection (protections nationales ou régionales réglementaires fortes, réseau Natura 2000 et maîtrise foncière). Les protections nationales ou régionales réglementaires fortes ne représentent que 0,02 % du territoire, soient 16,6 hectares.
On ne compte qu’une seule réserve naturelle régionale (RNR) : le « marais de la Grenouillère ».
Le réseau européen de sites Natura 2000 comprend trois sites (représentant 271,2 hectares, soient 0,4 % du territoire). Ces trois sites sont classés au titre de la directive « Habitats - Faune - Flore » et sont localisés dans la vallée de l’Authie (Moyenne et Basse vallée de l’Authie) et dans la vallée de la Ternoise (marais de la Grenouillère).

Comme ailleurs dans la région, des espèces disparaissent (156 espèces végétales et quatorze espèces animales disparues depuis 1990), notamment celles liées aux milieux localisés : espèces messicoles et espèces thermophiles des coteaux crayeux.
Concernant les cours d’eau, le territoire du Pays des Sept Vallées compte 109 obstacles à l’écoulement, principalement des seuils en rivière mais aussi des obstacles non identifiés, soit une densité de 157,4 obstacles par millier de km2 (contre 125 obstacles par millier de km2 à l’échelle du Nord Pas-de-Calais). Ces obstacles perturbent les déplacements des espèces migratrices et contribuent à leur raréfaction. [1]

[1Observatoire Régional de la Biodiversité - 2014

  • Une biodiversité à conforter et des paysages à préparer